La première étape, quel que soit le métier : renseigner l'identité légale de l'entreprise — numéro d'immatriculation, code d'activité, capital, forme juridique, coordonnées. Ces informations ne servent pas à remplir un dossier : elles alimentent automatiquement vos devis, vos factures et vos documents légaux, et trois d'entre elles y sont obligatoires. Une facture qui en manque est irrégulière.
Numéro d'immatriculation, code d'activité, capital, forme juridique
Coordonnées, logo et mentions légales
Ces informations s'impriment sur vos documents
Trois mentions y sont légalement obligatoires
Le régime de TVA se déclare au même endroit
Démo : compléter l'identité de l'entreprise et ajouter votre logo
Pourquoi commencer par là
Tout ce que vous émettrez ensuite — devis, factures, attestations — porte ces informations. Les renseigner après avoir émis des documents oblige à les réémettre.
Cela prend dix minutes avec un extrait d'immatriculation sous les yeux, et cela ne se refait jamais.
Le régime de TVA n'est pas un détail
L'exigibilité de la TVA — à l'encaissement ou aux débits — décide du mois dans lequel une facture entre dans votre déclaration.
C'est le réglage qui explique le plus d'écarts entre ce qu'on croit devoir et ce que la déclaration annonce. En cas de doute, votre comptable tranche en une phrase.
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Personnaliser vos conditions de vente
Vos délais de paiement, vos pénalités de retard, l'indemnité forfaitaire de recouvrement, vos conditions générales et vos coordonnées bancaires. Elles apparaissent au pied de vos devis et de vos factures, et ce n'est pas décoratif : sans mention des pénalités sur la facture et dans les conditions de vente, vous ne pouvez pas les réclamer, même si la loi vous les accorde.
Délai de paiement appliqué par défaut
Pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 €
Conditions générales de vente, article par article
Coordonnées bancaires imprimées sur les factures
Ces mentions conditionnent ce que vous pouvez réclamer
Démo : personnaliser vos conditions générales de vente
Ce que la loi vous accorde, à condition de l'écrire
Entre professionnels, les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de quarante euros sont dues de plein droit dès le premier jour de retard.
Mais elles doivent figurer dans vos conditions générales de vente et sur vos factures. Sans cette mention, le droit existe et n'est pas opposable. C'est dix minutes de réglage qui décident de ce que vous pourrez réclamer pendant des années.
Le délai de paiement par défaut
Il s'appliquera à toutes vos factures, sauf mention contraire. Trente jours est la valeur la plus courante ; le maximum légal entre professionnels est de soixante jours, ou quarante-cinq jours fin de mois.
Un délai plus court se négocie ; un délai plus long est illégal, quelles que soient les habitudes du secteur.
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Activer la facturation électronique
Préparer la réception des factures électroniques, qui devient obligatoire pour toutes les entreprises. La réception s'impose avant l'émission : même une entreprise qui n'aura rien à émettre avant des mois doit pouvoir recevoir. Une facture fournisseur envoyée par le circuit officiel et que vous ne pouvez pas recevoir reste due, et son délai de paiement court.
La réception est obligatoire avant l'émission
Un numéro d'immatriculation valide est requis
Le raccordement passe par une plateforme habilitée
Un PDF envoyé par courriel n'est pas une facture électronique
Les factures reçues arrivent directement dans l'application
Démo : activer et paramétrer la facturation électronique
Recevoir avant d'émettre
L'obligation de réception s'applique à toutes les entreprises en même temps ; celle d'émission est échelonnée selon la taille.
C'est pourquoi cette étape figure dans un parcours de démarrage : il ne s'agit pas d'anticiper, il s'agit d'être en règle sur ce qui s'impose déjà.
Ce que ça change au quotidien
Les factures de vos fournisseurs arrivent directement dans l'application, avec leurs données déjà lues : fournisseur, numéro, montant, échéance.
Cela supprime la saisie et surtout la perte — une facture reçue dans une boîte de courriel partagée disparaît, une facture arrivée par le circuit officiel est enregistrée.
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Inviter votre équipe
Inviter vos collaborateurs depuis l'application : chacun reçoit un courriel et rejoint votre espace avec son propre accès. Un accès par personne n'est pas une formalité — c'est ce qui permet de savoir qui a fait quoi, de pointer des heures nominatives et de restreindre ce que chacun voit. Un compte partagé rend tout cela impossible, et il ne s'annule pas rétroactivement.
Chaque collaborateur reçoit son propre accès
Le rôle décide de ce qu'il peut faire
Inviter crée aussi sa fiche collaborateur
Un compte partagé rend le suivi impossible
Le comptable s'invite aussi, sans consommer de siège
Démo : inviter un collaborateur dans votre équipe
Un accès par personne
Avec un compte partagé, aucun pointage n'est nominatif, aucune validation n'a d'auteur, et personne ne peut être limité à ce qui le concerne.
C'est aussi une question de sécurité : un compte partagé ne se révoque pas quand quelqu'un part, il se change — pour tout le monde.
Le comptable ne consomme pas de siège
Le rôle de comptable est gratuit et sans siège : l'inviter ne change pas votre facture.
Il voit ce qui le concerne — factures, devis, documents fiscaux, pré-paie — et rien des dossiers personnels de vos salariés. Il n'est jamais un salarié de votre entreprise : il n'entre pas au registre du personnel.
L'invitation crée la fiche
Inviter quelqu'un crée aussitôt sa fiche collaborateur, avant même qu'il accepte.
Cela permet de préparer son planning et son dossier. Une invitation qui reste en attente plusieurs semaines signale une adresse erronée ou un courriel classé en indésirable.
5
Créer votre catalogue produits
Vos articles dans le catalogue, avec leur prix et leur taux de TVA. Deux informations paraissent secondaires et ne le sont pas : la référence interne, qui vous sert dans vos documents, et le code-barres du fabricant, qui fait gagner des heures à chaque inventaire et à chaque passage en caisse. Le seuil d'alerte, lui, est la seule chose qui vous préviendra avant une rupture.
Articles avec prix et taux de TVA
Référence interne et code-barres du fabricant
Le seuil d'alerte déclenche l'avertissement de stock
Gammes et étiquettes rangent le catalogue
Un article inactif disparaît sans être supprimé
Démo : construire votre catalogue (article, main d'œuvre, prestation)
Le code-barres se saisit une fois
Le scanner en caisse et à l'inventaire remplace la recherche par nom. Sur un catalogue de quelques centaines de références, cela fait la différence entre un inventaire d'une journée et un inventaire de deux heures.
Le seuil d'alerte n'est pas un stock de confort
Le bon seuil est ce que vous consommez pendant le délai de livraison de votre fournisseur. Un article livré en trois semaines a besoin d'un seuil bien plus haut qu'un article livré le lendemain.
Un article sans seuil ne remontera jamais dans les alertes, quelle que soit la baisse du stock.
6
Saisir votre stock d'ouverture
Initialiser vos quantités par une session d'inventaire d'ouverture. C'est le point de départ de tout le suivi de stock : à partir de là, les réceptions ajoutent, les ventes retirent, et l'écart constaté aux inventaires suivants mesure vos pertes réelles. Un stock de départ approximatif rend le premier inventaire incompréhensible, sans qu'on sache si l'écart vient d'une perte ou de la saisie initiale.
Une session d'inventaire pour poser les quantités
Le point de départ de tout le suivi de stock
La lecture d'un code-barres amène l'article
La validation aligne le stock et date l'opération
Le comptage se fait à plusieurs, article par article
Vidéo
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Démo vidéo : Saisir votre stock d'ouverture
🎬 Démonstration vidéo en préparation.
Prendre le temps du premier comptage
Tout ce qui suivra se mesurera par rapport à ce point de départ. Une quantité fausse à l'ouverture produit un écart permanent que les inventaires suivants reproduiront sans jamais l'expliquer.
La vue « non comptés » est celle qu'on regarde avant de valider : zéro article non compté est la condition pour que le comptage ait un sens.
7
Configurer votre boutique en ligne
Activer votre boutique en ligne et choisir les produits en vitrine. Aucun article n'est publié d'office : le catalogue complet ne part jamais en ligne par accident. Deux réglages pèsent sur les commandes non retirées — l'affichage du stock, qui décourage quand il est à zéro mais évite d'annoncer une rupture, et l'obligation de payer en ligne.
Chaque produit est publié explicitement
Le stock peut être affiché ou masqué
Retrait en magasin ou livraison
Frais de livraison et seuil de gratuité
Le paiement en ligne peut être exigé
Vidéo
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Démo vidéo : Configurer votre boutique en ligne
🎬 Démonstration vidéo en préparation.
Publier peu, bien
Une vitrine de trente articles bien photographiés vend mieux qu'un catalogue de huit cents références sans image.
Commencer par ce qui se vend le mieux permet de mesurer ce que la vente en ligne apporte réellement, avant d'y consacrer des semaines de saisie.
8
Enregistrer vos premiers clients
Créer vos fiches clients. Une fiche sert à trois choses qui n'ont l'air de rien au début : facturer à un professionnel qui le demandera, rattacher des points de fidélité, et retrouver un achat quand quelqu'un revient sans ticket. Une entreprise est distincte d'un contact : on facture la première, on appelle le second, et une entreprise porte plusieurs contacts.
Une fiche par client, particulier ou entreprise
Une entreprise porte plusieurs contacts
C'est l'entreprise qu'on facture
La fidélité se rattache au client
L'historique d'achats reste attaché
Démo : créer un premier client dans le CRM
Ne pas facturer un contact
Facturer une personne au lieu de sa société pose un problème de déductibilité chez votre client, et une facture rejetée revient toujours.
Le numéro d'identification de l'entreprise devient par ailleurs indispensable avec la facturation électronique.
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Émettre votre première vente
Émettre une première facture de vente : le client, les lignes prises au catalogue, la TVA calculée. C'est le geste qui vérifie que la chaîne tient de bout en bout — l'identité de l'entreprise s'imprime, les mentions obligatoires sont là, le taux de TVA est le bon, le stock se décrémente. Cinq minutes qui révèlent ce qui manque encore.
Client, lignes du catalogue, TVA calculée
Vérifie les mentions légales de vos documents
Vérifie le taux de TVA appliqué
Le stock se décrémente à la vente
Le document part par courriel ou s'imprime
Démo : émettre une première vente (facture)
Regarder le document avant de l'envoyer
L'aperçu montre exactement ce que le client recevra : logo, mentions, coordonnées bancaires, conditions de paiement.
C'est le moment de constater qu'une mention manque ou qu'un logo est illisible — pas après l'avoir envoyé à trente clients.
Une facture émise ne se modifie pas
Elle se corrige par un avoir. Ce n'est pas une contrainte du logiciel, c'est la règle comptable : une facture est une pièce, chez vous comme chez votre client.