Deux métiers dans un : le chantier et l’entretien
Un plombier-chauffagiste vit de deux activités. Le chantier : une salle de bain refaite, une chaudière remplacée, une installation neuve. L’entretien et le dépannage : la visite annuelle, la fuite du dimanche, le contrat qui revient chaque année.
OrgaVision est solide sur la première. Sur la seconde, il tient un registre, sans planification ni facturation automatique, et il ne produit pas les documents réglementaires du chauffage. Le détail suit.
Le devis d’une salle de bain ou d’une chaudière
Le devis de bâtiment d’OrgaVision, « Devis de marché » à l’écran, se construit par lots : dépose, plomberie, chauffage, carrelage en sous-traitance par exemple.
- Les ouvrages viennent de votre bibliothèque, chacun avec son sous-détail : temps de main-d’œuvre, fournitures, matériel, sous-traitance. Voir le dossier sur la bibliothèque d’ouvrages.
- Chaque lot a son taux de TVA : 20 %, 10 % ou 5,5 %.
- Un lot peut être optionnel, et un devis se duplique en variantes à comparer : chaudière A ou pompe à chaleur B.
- L’écran « Analyse de marge » donne le coût de revient et la marge avant l’envoi.
- Le client signe à distance, par un lien envoyé par courriel, ou sur place, sur l’écran. C’est une signature électronique simple.
Un exemple. Un ouvrage « remplacement d’un chauffe-eau électrique » : 4 heures à 45 € de l’heure et 520 € de fournitures, soit 700 € de déboursé sec. Avec les coefficients par défaut de frais généraux (1,25) et de bénéfice (1,10), il sort à 962,50 € HT. Dans un logement de plus de deux ans, au taux de 10 %, le client paie 1 058,75 € TTC pour cet ouvrage.
La TVA réduite, depuis 2025
Chez un particulier, dans un logement achevé depuis plus de deux ans, les travaux d’amélioration et d’entretien relèvent du taux de 10 %, et les travaux d’amélioration de la performance énergétique du taux de 5,5 %, sous les conditions fixées par la loi.
L’attestation que le client signait est supprimée par l’article 41 de la loi de finances pour 2025, et remplacée par une mention qu’il certifie sur le devis ou la facture.
Dans OrgaVision, le taux se règle lot par lot. L’application propose encore un modèle de l’ancienne attestation ; la mention qui la remplace n’est pas imprimée d’office sur le devis. Vérifiez qu’elle figure sur le document que votre client signe.
Le SAV, les garanties et les contrats
L’écran « SAV & Maintenance » réunit trois choses.
- Les réclamations : une « Nouvelle réclamation » décrit le désordre et sa localisation, pour le client concerné.
- Les garanties de chaque chantier : parfait achèvement, biennale, décennale, à partir de la réception.
- Les contrats de maintenance : client, type (au forfait, à l’heure, à l’incident), périodicité (de mensuelle à annuelle), date de la prochaine intervention.
Ce registre vous dit quels contrats tombent bientôt. Il ne fait pas le reste : il ne crée pas l’intervention dans le planning, il ne facture pas le contrat à l’échéance, et il ne rattache pas la visite à un appareil. Pour une entreprise qui vit surtout de l’entretien de centaines de chaudières, c’est une limite à peser.
Sur le chantier, et la facture
- Rapport rapide du jour, avec photo et observations ; réserves avec photos ; preuves avant et après, avec la signature du client.
- Pointage de l’équipe, y compris sur une tablette partagée.
- Sans réseau, le rapport, les photos et les réserves se saisissent quand même ; le devis et la facture demandent une connexion.
Le devis signé se convertit en chantier, et le chantier se facture par situations à l’avancement, avec retenue de garantie, avenants et décompte général et définitif. Les factures partent au format électronique par SuperPDP, la plateforme agréée à laquelle OrgaVision est raccordé, sans supplément.
Ce qu’OrgaVision ne fait pas pour un plombier-chauffagiste
- Pas d’attestation d’entretien de chaudière, pas de suivi des fluides frigorigènes ni de leur fiche d’intervention.
- Pas de parc d’équipements par client : marque, modèle, date de pose, historique des visites.
- Pas de contrats d’entretien qui se planifient ou se facturent tout seuls : un registre, avec la date de prochaine intervention.
- Pas de bon d’intervention de dépannage édité sur place : les preuves photo et la signature se gardent, sans bon.
- Pas de calcul de prime CEE ni de dossier MaPrimeRénov’.
- Pas de bibliothèque d’ouvrages plomberie fournie : la bibliothèque est la vôtre.
- Pas de devis ni de facture sans réseau.
Ce que ça coûte
Le bâtiment est en offre Pro, à partir de deux comptes, avec le module équipe : 29 € HT de socle et 14 € par collaborateur, dégressif, soit 43 € HT par mois pour deux comptes. Un plombier qui travaille seul paie donc deux comptes pour avoir les outils du bâtiment, ou choisit l’offre généraliste à un compte, qui fait les devis et les factures sans le devis de marché par lots, la bibliothèque d’ouvrages ni les situations de travaux. La grille est sur la page des tarifs, l’essai dure 30 jours, sans carte bancaire.