Ce qu’on attend d’une caisse de restaurant
Une caisse de commerce enregistre un panier. Une caisse de restaurant doit savoir à quelle table il appartient, l’envoyer au bon poste, et accepter qu’une table de six paie en cinq fois. C’est ce qui la distingue, bien plus que l’écran ou le matériel.
Elle doit aussi, comme toute caisse, remplir l’obligation de l’article 286 du code général des impôts : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des encaissements. Ce que la loi exige exactement est détaillé dans le dossier sur le logiciel de caisse.
De la table à l’encaissement
Dans OrgaVision, le service part de la table.
- La commande se prend sur place, à emporter ou en livraison. Un plat peut porter une déclinaison avec supplément (petit, moyen, grand) et une note pour le chef.
- Elle part en cuisine et au bar, sur les écrans Cuisine et Bar, en temps réel. Chaque plat envoyé décompte les ingrédients de sa fiche technique dans le stock.
- La table s’encaisse depuis l’écran Service, par le bouton « Encaisser ». Une table peut être transférée vers une autre, et elle se libère une fois soldée.
Les clients peuvent aussi commander eux-mêmes : une planche de codes à scanner, un par table, mène à votre carte en ligne avec le numéro de table déjà rempli.
L’addition partagée
C’est la scène de tous les services : la table veut payer chacun sa part.
L’écran d’encaissement demande « Partager en combien ? ». Vous choisissez des parts égales, ou vous ajoutez des parts de montants différents. Chaque part se règle avec son moyen de paiement, et celui qui a besoin d’une facture à son nom pour sa note de frais l’obtient sur sa part.
Un exemple. Une table de quatre, addition de 128 €, partagée en quatre parts égales de 32 €. Le premier convive règle par carte sur le téléphone du serveur. Le deuxième donne un titre-restaurant papier de 25 € et complète de 7 € en espèces. Le troisième paie par carte et demande une facture à son nom. Le quatrième règle en chèque. La table est soldée, elle se libère.
Ce que le partage ne fait pas : répartir les plats un par un entre les convives. On partage des montants, pas des assiettes.
Les moyens de paiement
| Moyen | Ce qui existe |
|---|---|
| Carte bancaire | sur le téléphone lui-même, sans terminal (iPhone et Android), ou sur un terminal Stripe sans fil |
| Espèces, chèque, virement | oui |
| Titre-restaurant papier | oui, sans rendu de monnaie |
| Carte cadeau | vendue et encaissée dans la caisse |
| Plusieurs moyens sur une même part | oui, par le paiement réparti |
Le paiement par carte passe par Stripe, qui est aujourd’hui le seul prestataire activable. Vos encaissements vont sur votre compte : OrgaVision ne prend aucune commission dessus.
Le ticket se remet imprimé, sur une imprimante thermique sans fil en 58 ou 80 mm, par courriel, par un code à scanner, ou par SMS envoyé depuis votre propre téléphone.
La clôture du soir
À la fermeture, les espèces se comptent face au fond de caisse théorique, l’écart se justifie, et la journée se clôture sur un ticket Z signé et numéroté. Les clôtures du mois et de l’année se calculent à partir des journées.
Chaque ticket est signé et chaîné au précédent : un ticket retiré ou modifié casse la chaîne, et la rupture se voit. Une erreur se corrige par une annulation ou un remboursement, qui laisse la trace du ticket d’origine. Le détail est dans le dossier sur le ticket, la clôture et le journal.
Vous gardez une ancienne caisse le temps de la transition ? OrgaVision permet d’ajouter le ticket Z d’une caisse externe, pour que la journée remonte quand même dans votre gestion.
Ce que la caisse ne fait pas, dit franchement
Mieux vaut le savoir avant qu’en plein service.
- Pas d’impression de bons en cuisine : la commande s’affiche sur les écrans Cuisine et Bar.
- Pas de plan de salle dessiné : les tables se gèrent en liste, avec leur capacité.
- Pas de partage de l’addition plat par plat : on partage en montants.
- Pas de suppléments structurés (cuisson, accompagnement) : une déclinaison avec supplément de prix, et une note libre pour le chef.
- Pas de pourboire demandé au client au moment de payer : les pourboires se saisissent puis se répartissent entre les employés.
- Pas de calcul de la monnaie à rendre, ni de tiroir-caisse électrique.
- Pas de carte titres-restaurant raccordée en tant que telle : les titres papier, oui.
- Hors connexion, espèces et chèque seulement.
Pour un restaurant traditionnel ou un bistrot, ces limites se contournent. Pour une restauration rapide à fort débit, avec bons imprimés en cuisine et bornes de commande, un logiciel de caisse spécialisé reste plus adapté.
Ce que ça coûte
La caisse est comprise dans l’abonnement, sans supplément : elle ne se vend pas à part. OrgaVision commence à 19 € HT par mois pour un compte seul, et à 19 € HT de socle plus 9 € par collaborateur en équipe, dégressif. La caisse s’y ajoute avec le reste : fiches techniques, stock, hygiène, planning et facture électronique pour vos clients professionnels. La grille est sur la page des tarifs, l’essai dure 30 jours, sans carte bancaire.