Retour à Le logiciel de gestion BTP qui suit vos artisans sur le chantier
Dossier métier · Le logiciel de gestion BTP qui suit vos artisans sur le chantier

Sous-traitance BTP : la déclaration est ce qui vous protège

La loi du 31 décembre 1975 impose de déclarer chaque sous-traitant au maître d'ouvrage avant qu'il n'intervienne. Voici la chaîne complète, et où OrgaVision s'arrête.

Ingénieur Arts & Métiers, docteur en génie des matériaux Mis à jour le 15 August 2026

La loi de 1975, en une phrase

La loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 oblige l’entrepreneur principal à faire accepter chaque sous-traitant par le maître d’ouvrage, et à faire agréer ses conditions de paiement, avant que le sous-traitant ne commence à travailler.

Tout le reste en découle : le paiement direct en marché public, l’opposabilité du contrat, la protection du sous-traitant en cas de défaillance du titulaire.

Ce qu'OrgaVision fait, et ce qu'il ne fait pas

Cette page décrivait jusqu’au 15 août 2026 une chaîne complète dans l’outil : formulaire officiel pré-rempli, vérification du numéro d’entreprise auprès de l’INSEE, quatre pièces bloquantes avant toute commande, signature à trois. Rien de tout cela n’existe. La page a été réécrite. Ce qui existe est décrit plus bas, et c’est nettement moins.

Ce que la loi vous demande de faire

1. Déclarer le sous-traitant

Vous présentez au maître d’ouvrage, avant le démarrage des travaux sous-traités :

  • l’identité du sous-traitant ;
  • la nature et l’étendue exacte des travaux que vous lui confiez ;
  • le montant prévu ;
  • les conditions de paiement convenues entre vous et lui.

En marché public, cette présentation prend la forme d’un acte écrit qui vaut à la fois acceptation du sous-traitant et agrément de ses conditions de paiement. En marché privé, la loi vous impose de faire accepter le sous-traitant et agréer ses conditions par le maître d’ouvrage, et de justifier d’une caution ou d’une délégation de paiement.

2. Obtenir l’acceptation

Le maître d’ouvrage accepte, refuse, ou demande des compléments. Tant qu’il n’a pas accepté, le sous-traitant ne devrait pas intervenir.

Avant
le sous-traitant doit être accepté AVANT de commencer

Une déclaration régularisée après coup ne rétablit pas le paiement direct sur les travaux déjà exécutés.

3. Vérifier la vigilance sociale, tous les six mois

Distincte de la loi de 1975, et souvent oubliée : en tant que donneur d’ordre, vous devez vous faire remettre l’attestation de vigilance URSSAF de votre sous-traitant à la conclusion du contrat, puis tous les six mois jusqu’à la fin. À défaut, vous pouvez être tenu solidairement des cotisations que votre sous-traitant n’aurait pas payées.

C’est une obligation de répétition, pas une case à cocher une fois. C’est précisément pour cela qu’elle se perd : la première attestation est toujours demandée, la troisième presque jamais.

C’est là qu’OrgaVision sert vraiment. La fiche de vigilance d’un sous-traitant, dans Mon métier → Bibliothèque & Achats → Sous-traitants, porte l’extrait d’immatriculation, l’attestation de l’URSSAF, l’attestation fiscale, la responsabilité civile professionnelle et la décennale avec son assureur et son numéro de police. Chaque pièce a sa date d’expiration, le statut se recalcule à partir d’elles, et la prochaine vérification se pose à six mois.

Deux limites, dites franchement : rien ne vous relance quand cette date arrive, il faut aller voir, et l’authenticité d’une attestation ne peut se vérifier que sur le site de l’URSSAF, avec son code de sécurité.

Le paiement direct sur marché public

Le sous-traitant accepté, dont les conditions de paiement ont été agréées, et dont la part dépasse le seuil réglementaire, est payé directement par la personne publique.

Le mécanisme, dans l’ordre :

  1. le sous-traitant adresse sa demande de paiement au titulaire ;
  2. le titulaire dispose d’un délai pour l’accepter ou la refuser en la motivant ;
  3. passé ce délai sans réponse, l’acceptation est réputée acquise ;
  4. la personne publique règle le sous-traitant directement, et déduit d’autant ce qu’elle doit au titulaire.

Le silence du titulaire vaut donc acceptation. C’est une raison suffisante pour tenir ces échéances par écrit, quel que soit l’outil.

Le décompte général de fin de chantier

Le décompte général récapitule le chantier entier :

Poste Ce qu’il porte
Cumul des situations tout ce qui a été facturé au fil du chantier
Avenants les modifications signées du marché
Révisions de prix quand le marché prévoit une clause d’actualisation
Pénalités retard, non-conformité, selon les clauses
Retenues de garantie ce qui a été retenu, ce qui reste à libérer

Ce que fait OrgaVision ici, et il le fait bien : le décompte s’édite depuis les pièces du dossier chantier, il reprend le cumul des situations validées et facturées, les avenants signés et les retenues pratiquées, et il suit un cheminement d’états jusqu’à l’acceptation ou la contestation.

Ce qu’OrgaVision couvre, concrètement

   
Chiffrer de la sous-traitance dans un devis ou un ouvrage oui, c’est une nature de ligne à part entière
Rattacher les factures de sous-traitants au chantier oui, et c’est ce qui rend la marge du chantier juste
Éditer le décompte général de fin de chantier oui
Suivre les retenues de garantie et leur libération oui, au taux de votre marché
Rattacher un sous-traitant au chantier avec son lot et son montant oui
Suivre où en est la démarche, contrat par contrat oui : non déclaré, déclaré, agréé, ou refusé avec son motif
Voir cet état sur la fiche du chantier oui
Vous avertir en facturant si un sous-traitant travaille là sans agrément oui, un avertissement qui ne bloque pas
Transmettre la déclaration au maître d’ouvrage non, la démarche se fait auprès de lui, l’outil en garde la trace et la date
Produire l’imprimé de déclaration officiel ou l’acte spécial non, et c’est délibéré : un imprimé périmé est pire qu’aucun imprimé
Classer les pièces de vigilance et suivre leurs échéances oui, avec un statut calculé depuis les dates
Vous prévenir quand la vigilance arrive à échéance oui, à trente jours, à sept jours, puis le jour même, et la pièce est nommée
Vérifier l’authenticité d’une attestation auprès de l’URSSAF non
Bloquer une saisie faute de pièces justificatives non
Suivre le paiement direct et ses délais non
La marge du chantier, elle, en dépend

Un point qui n’est pas juridique mais qui coûte cher : chaque sous-traitant doit être rattaché au chantier concerné, sinon la marge de ce chantier est fausse de tout le montant sous-traité. C’est l’erreur la plus fréquente, et elle se voit seulement à la clôture, quand il est trop tard pour réagir.

Les sanctions, dites correctement

Il faut distinguer deux registres, que la version précédente de cette page mélangeait.

Défaut de déclaration au maître d’ouvrage. Vous ne pouvez pas opposer le contrat de sous-traitance au maître d’ouvrage, le sous-traitant perd le paiement direct, et votre responsabilité peut être engagée envers lui s’il n’est pas payé. Ce sont des conséquences civiles, et elles suffisent à ruiner l’économie d’un chantier.

Travail dissimulé. C’est un délit du code du travail, avec des peines d’amende et d’emprisonnement, la solidarité financière du donneur d’ordre sur les cotisations, et le remboursement possible des aides publiques. Il ne se déduit pas d’un défaut de déclaration au maître d’ouvrage : ce sont deux obligations distinctes, sanctionnées par deux textes distincts.

La co-traitance, qui n’est pas de la sous-traitance

Dans un groupement d’entreprises, chaque membre est cocontractant du maître d’ouvrage. Il n’y a donc ni déclaration, ni acceptation, ni paiement direct au sens de la loi de 1975 : chacun a son propre contrat. Un mandataire coordonne, et selon la forme du groupement il est solidaire ou non des autres.

OrgaVision ne porte pas de notion de groupement : chaque entreprise suit sa part dans son propre outil. Si vous travaillez régulièrement en groupement, c’est une limite à connaître.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Pourquoi la sous-traitance BTP est-elle si encadrée ?
Parce que la défaillance de l'entrepreneur principal laissait autrefois les sous-traitants impayés pour un travail réellement exécuté. La loi du 31 décembre 1975 répond à cela : le sous-traitant doit être déclaré au maître d'ouvrage, ses conditions de paiement acceptées, et sur marché public il est payé directement par la personne publique. Le maître d'ouvrage y gagne de savoir qui travaille chez lui, et le sous-traitant d'être payé même si le titulaire tombe.
Comment fonctionne la déclaration du sous-traitant ?
L'entrepreneur principal déclare chaque sous-traitant au maître d'ouvrage AVANT le début de ses travaux, en lui présentant l'étendue des travaux confiés et les conditions de paiement. Le maître d'ouvrage accepte le sous-traitant et agrée ses conditions de paiement. Sans cela, le sous-traitant n'a pas droit au paiement direct en marché public, et le titulaire ne peut pas opposer le contrat de sous-traitance au maître d'ouvrage. C'est la formalité qui protège tout le monde, et c'est celle qu'on saute quand le chantier presse.
OrgaVision fait-il cette déclaration ?
La démarche elle-même se fait auprès du maître d'ouvrage, pas dans un logiciel : OrgaVision ne lui transmet rien et ne produit pas l'imprimé officiel, volontairement, un imprimé périmé étant pire qu'aucun imprimé. Ce que l'outil fait : il garde la trace de la démarche et ses dates. Vous rattachez le sous-traitant au chantier avec son lot et son montant, vous notez la date à laquelle vous l'avez déclaré, puis l'agrément ou le refus du maître d'ouvrage avec son motif. L'état s'affiche sur la fiche du chantier, et si vous facturez une situation alors qu'un sous-traitant travaille là sans agrément, un avertissement vous le dit. Il avertit et ne bloque pas : la démarche peut être en cours, ou le marché privé. Restent en dehors : la vérification d'une attestation auprès de l'URSSAF, et le suivi du paiement direct.
Qu'est-ce que le paiement direct ?
Sur un marché public, le sous-traitant accepté et dont les conditions de paiement ont été agréées est payé directement par la personne publique, pour la part qui lui revient, dès lors que le montant dépasse le seuil prévu. Le titulaire n'est plus dans le circuit de l'argent pour cette part. Sur un marché privé, il n'y a pas de paiement direct de plein droit ; ce qui protège le sous-traitant est une caution personnelle et solidaire fournie par le titulaire, ou une délégation de paiement du maître d'ouvrage.
Comment se calcule le décompte général de fin de chantier ?
Il récapitule tout ce qui a été facturé et tout ce qui reste dû : cumul des situations, avenants signés, révisions de prix éventuelles, pénalités, retenues de garantie pratiquées et restant à libérer. OrgaVision l'édite à partir des pièces du dossier chantier, et il se signe entre les parties. Le point de vigilance est le cumul : un décompte qui ne repart pas du total exact des situations produit un écart que le maître d'ouvrage voit immédiatement.
Qu'est-ce qui distingue la sous-traitance déclarée du travail dissimulé ?
Ce sont deux sujets différents qu'on confond souvent. La déclaration au maître d'ouvrage relève de la loi de 1975 et concerne le marché. Le travail dissimulé relève du code du travail et concerne l'emploi et les cotisations. Un sous-traitant peut être parfaitement en règle socialement et n'avoir jamais été déclaré au maître d'ouvrage : il perd alors le paiement direct, sans qu'il y ait travail dissimulé. À l'inverse, le donneur d'ordre a une obligation propre de vigilance : réclamer tous les six mois l'attestation de vigilance URSSAF de son sous-traitant, faute de quoi il peut être tenu solidairement des cotisations impayées. OrgaVision outille cette partie : chaque sous-traitant a une fiche de vigilance qui porte l'extrait d'immatriculation, l'attestation de l'URSSAF, l'attestation fiscale, la responsabilité civile et la décennale, chacune avec sa date d'expiration. Le statut se recalcule depuis ces dates et la prochaine vérification est posée à six mois. Deux réserves : rien ne vous relance à cette date, et l'authenticité de l'attestation n'est pas contrôlée auprès de l'URSSAF, c'est à vous de l'y vérifier.
DJ

Dimitri Jacquin

Fondateur OrgaVision · Spécialiste le logiciel de gestion btp qui suit vos artisans sur le chantier

Développeur et entrepreneur, je conçois OrgaVision pour qu'un dirigeant de PME passe moins de temps sur l'administratif et plus de temps sur son cœur de métier.

Mis à jour le 15 August 2026

Conformité facturation électronique 2026

Pour aller plus loin

Suis-je concerné ?

3 questions pour savoir ce qui s'applique à votre entreprise, et à quelle date.

Changer de logiciel

Guides de reprise par outil quitté : ce qui se récupère, dans quel ordre, et quand basculer.

Audit de l'organisation

Une journée dans votre atelier pour voir où le temps se perd, avant d'acheter le moindre logiciel.

Tarifs

Un socle, puis un montant par collaborateur, dégressif — Mini en solo, Standard ou Pro en équipe.

Toutes les solutions

CRM, facturation, projets, RH, productivité : tout ce qui est inclus dans votre abonnement.