Retour à L'ERP commerce qui unifie votre caisse, votre boutique et votre site
Dossier métier · L'ERP commerce qui unifie votre caisse, votre boutique et votre site

Le prix au kilo et au litre : une obligation d'affichage, pas une option

Un pot de 330 g à 4,29 € doit aussi annoncer 13,00 € le kilo. Le calcul est simple et la conversion se rate une fois sur trois, presque toujours sur les millilitres et sur les produits vendus par lot.

Ingénieur Arts & Métiers, docteur en génie des matériaux Mis à jour le 16 August 2026

L’obligation, et sa raison d’être

Le code de la consommation impose, pour les produits vendus au poids, au volume, à la longueur ou à la surface, l’affichage du prix à l’unité de mesure à côté du prix de vente, de façon également lisible.

La raison est simple : sans lui, un consommateur ne peut pas comparer un pot de 330 g à 4,29 € et un pot de 500 g à 6,15 €. Le second paraît plus cher, il est en réalité moins cher au kilo.

  Pot de 330 g à 4,29 €   →   4,29 / 0,330  =  13,00 € le kilo
  Pot de 500 g à 6,15 €   →   6,15 / 0,500  =  12,30 € le kilo

C’est exactement pour empêcher ce genre d’illusion que l’affichage est obligatoire, et c’est aussi pourquoi les formats non standards se multiplient.

Les unités normalisées

L’unité de référence n’est pas au choix du commerçant.

Nature du produit Unité de référence
Solides le kilogramme
Liquides le litre
Longueurs le mètre
Surfaces le mètre carré
Volumes autres que liquides le mètre cube

Afficher un prix « aux 100 g » quand le voisin affiche au kilo empêche la comparaison, donc manque l’objectif. L’unité normalisée est ce qui rend deux étiquettes comparables d’un coup d’œil.

Les trois erreurs de conversion

Le calcul est une division. Ce qui se rate, c’est ce qu’on divise.

Les millilitres et les centilitres. Une bouteille de 75 cl fait 0,75 litre, une fiole de 250 ml fait 0,25 litre. La confusion entre les deux facteurs, cent et mille, produit un prix faux d’un facteur dix.

  Bouteille 75 cl à 8,90 €
  Juste :  8,90 / 0,75   =  11,87 € le litre
  Faux  :  8,90 / 0,075  = 118,67 € le litre

Les lots. Un lot de trois pots de 330 g contient 990 g. Le prix du lot se divise par 0,990 kg, pas par 0,330.

  Lot de 3 × 330 g à 11,40 €
  Juste : 11,40 / 0,990  =  11,52 € le kilo
  Faux  : 11,40 / 0,330  =  34,55 € le kilo

L’erreur fait paraître le lot trois fois plus cher qu’il n’est. Comme un lot est justement un argument de prix, elle se retourne entièrement contre le commerçant.

Le poids net égoutté. Pour les conserves de légumes, d’olives ou de fruits au sirop, c’est le poids net égoutté qui sert de référence quand il est indiqué, et non le poids net total qui comprend le liquide de couverture.

Les promotions, et l’étiquette qu’on oublie

Le prix à l’unité de mesure doit correspondre au prix effectivement payé, réductions immédiates déduites.

Le cas problématique est banal : l’étiquette de promotion est posée par-dessus ou à côté de l’étiquette de rayon, et cette dernière continue d’annoncer l’ancien prix au kilo. Le consommateur lit alors un prix de vente promotionnel et un prix au kilo qui ne lui correspond pas.

C’est le point sur lequel un contrôle porte le plus facilement, parce qu’il se constate sans calcul : il suffit de vérifier que les deux prix affichés sont cohérents entre eux.

En ligne, c’est plus simple qu’en rayon

La vente à distance ne dispense pas de l’information sur les prix, et la fiche produit doit permettre de connaître le prix à l’unité de mesure.

La contrainte est en réalité plus légère : le contenu net est saisi une fois avec la fiche produit, et le prix au kilo se recalcule à chaque changement de prix sans qu’aucune étiquette ne soit à réimprimer. En rayon, un changement de prix impose de refaire les deux mentions, et c’est la seconde qu’on oublie.

Dans OrgaVision

Une fiche article porte son contenu net et son unité, choisie parmi les unités admises. Le prix à l’unité de mesure est calculé à partir de ces deux informations et du prix de vente.

Il apparaît sur la fiche produit et sur les étiquettes imprimées, ce qui garantit que les deux mentions sont issues du même calcul et ne peuvent pas diverger. Un changement de prix les met à jour ensemble.

Un article dont le contenu net n’est pas renseigné n’affiche aucun prix à l’unité de mesure, plutôt qu’un chiffre approximatif : un prix au kilo faux est pire qu’un prix au kilo absent, parce qu’il se lit comme une information vérifiée.

Calculer un prix à l'unité de mesure

Trois étapes, et la deuxième est celle où l'on se trompe.

  1. 1

    Relever le contenu net et son unité

    Le contenu net figure sur l'emballage. C'est lui qui compte, pas le poids brut ni le volume du contenant.

  2. 2

    Convertir vers l'unité normalisée

    Kilogramme pour les solides, litre pour les liquides, mètre ou mètre carré pour les longueurs et les surfaces. Un contenu en grammes se divise par mille, un contenu en centilitres par cent.

  3. 3

    Diviser le prix de vente par la quantité convertie

    Le prix affiché est celui payé par le consommateur, toutes taxes comprises et remises immédiates déduites.

Questions fréquentes

Quels produits doivent afficher un prix à l'unité de mesure ?
Ceux qui sont vendus au poids, au volume, à la longueur ou à la surface, qu'ils soient préemballés ou vendus en vrac. Le code de la consommation impose que le prix à l'unité de mesure figure à côté du prix de vente, de façon également lisible. L'objectif est de permettre la comparaison entre des conditionnements différents, ce qui est précisément ce que des formats non standards rendent impossible sans calcul.
Quelle unité utiliser pour un produit de 330 grammes ?
Le kilogramme. L'unité de référence est normalisée : kilogramme pour les solides, litre pour les liquides, mètre et mètre carré pour les longueurs et les surfaces. Afficher un prix « aux 100 g » pour un produit vendu en pot de 330 g ne permet pas la comparaison avec un concurrent qui affiche au kilo, ce qui est justement l'inverse du but recherché.
Le prix à l'unité de mesure inclut-il les remises ?
Il doit correspondre au prix effectivement payé par le consommateur, donc tenir compte des réductions immédiates. Une promotion qui abaisse le prix de vente sans que le prix au kilo affiché change devient trompeuse, et c'est un cas fréquent en rayon parce que l'étiquette de promotion est posée par-dessus l'étiquette normale. Sur une remise différée, en revanche, le prix payé en caisse reste le prix de vente.
Et pour un lot de plusieurs unités ?
Le prix à l'unité de mesure se calcule sur le contenu total du lot. Un lot de trois pots de 330 g représente 990 g : c'est cette quantité qui divise le prix du lot. L'erreur classique consiste à calculer sur un seul pot, ce qui triple le prix affiché au kilo et fait paraître le lot beaucoup plus cher qu'il n'est. Le lot étant précisément un argument de prix, l'erreur va contre l'intérêt du commerçant.
Que risque-t-on en cas d'affichage absent ou faux ?
Les manquements aux règles d'information sur les prix relèvent des contrôles de la répression des fraudes et peuvent donner lieu à une amende administrative. Au-delà de la sanction, un prix au kilo faux est une information de prix erronée, ce qui expose à une qualification plus lourde s'il induit le consommateur en erreur. En pratique, les contrôles portent surtout sur la présence, la lisibilité et la cohérence entre les deux prix affichés.
Faut-il l'afficher aussi sur une boutique en ligne ?
Oui, la vente à distance ne dispense pas de l'information sur les prix. La fiche produit doit permettre au consommateur de connaître le prix à l'unité de mesure pour les produits concernés. C'est même plus simple en ligne qu'en rayon, puisque le calcul peut être fait à partir du contenu net saisi une fois, sans étiquette à réimprimer à chaque changement de prix.
DJ

Dimitri Jacquin

Fondateur OrgaVision · Spécialiste l'erp commerce qui unifie votre caisse, votre boutique et votre site

Développeur et entrepreneur, je conçois OrgaVision pour qu'un dirigeant de PME passe moins de temps sur l'administratif et plus de temps sur son cœur de métier.

Mis à jour le 16 August 2026

Pour aller plus loin

Suis-je concerné ?

3 questions pour savoir ce qui s'applique à votre entreprise, et à quelle date.

Changer de logiciel

Guides de reprise par outil quitté : ce qui se récupère, dans quel ordre, et quand basculer.

Audit de l'organisation

Une journée dans votre atelier pour voir où le temps se perd, avant d'acheter le moindre logiciel.

Tarifs

Un socle, puis un montant par collaborateur, dégressif — Mini en solo, Standard ou Pro en équipe.

Toutes les solutions

CRM, facturation, projets, RH, productivité : tout ce qui est inclus dans votre abonnement.