Un relevé bancaire ne dit pas qui vous a payé
En santé libérale, l’argent arrive de trois côtés : la part remboursée par l’assurance maladie, celle des organismes complémentaires, et ce que vos patients règlent eux-mêmes. Sur un relevé bancaire, ces trois flux se mélangent — des virements réguliers, d’autres irréguliers, et des règlements directs — et il faut les trier à la main pour savoir où vous en êtes.
Le tri, personne ne le fait au fil de l’eau. Il se fait une fois par an, au printemps, en reconstituant douze mois de mémoire et de relevés.
Trois rythmes différents, trois totaux à suivre séparément. Un total unique ne dit pas lequel décroche.
Ranger au moment où l’argent arrive
La parade est simple : chaque encaissement se saisit avec son payeur, sa date et son montant, au moment où il arrive. Le champ propose CPAM, mutuelle ou patients, au pluriel — il n’y a pas de place pour un nom, et ce n’est pas un oubli : aucune donnée de patient n’entre dans OrgaVision.
Le livre des recettes affiche ensuite le total de chaque payeur sur la période que vous choisissez. Vous savez ce que la caisse a versé, ce que les complémentaires ont versé, et ce que vos patients ont réglé.
La cotation des actes, la feuille de soins électronique, la télétransmission et le suivi des retours de caisse restent chez l’éditeur agréé que vous employez déjà. OrgaVision n’est pas agréé, ne lit pas la carte CPS et ne produit aucun fichier de télétransmission. Il prend la suite, là où l’argent est arrivé.
Ce que vous encaissez n’est pas ce que vous gagnez
Entre les deux, il y a ce que vous reversez à vos remplaçantes. Une rétrocession s’enregistre comme une nature de dépense à part, avec le nom de la remplaçante, sa période et le montant reversé, et son total s’affiche à côté de celui de vos recettes.
CPAM, mutuelle, patients
Déduites de vos recettes
Plus de carnet reconstitué
Cotisations, matériel, assurance
Le printemps sans reconstitution
Le bilan de l’année rassemble ces quatre natures pour l’année de votre choix, et affiche ce qu’il vous reste. Les totaux se téléchargent en tableur : vous les recopiez sur votre déclaration, ou vous les remettez à votre comptable.
Parce qu’aucun de ces totaux ne contient de donnée de patient, vous pouvez les transmettre sans précaution particulière — ce qui n’est pas le cas d’un export tiré d’un logiciel de soins.
Vos factures hors assurance maladie
Une partie de votre activité échappe au circuit de l’assurance maladie : bilans pour une structure, vacations, honoraires facturés à une entreprise, une maison de santé ou une collectivité. Ce sont des factures ordinaires, avec un client professionnel, et elles deviennent électroniques. OrgaVision les émet au format Factur-X via une plateforme agréée, et leur règlement rejoint vos recettes.
En résumé
La cotation de vos actes et leur télétransmission restent dans votre logiciel agréé : c’est sa place, et OrgaVision ne la revendique pas. Ce qui vient ici, c’est l’argent une fois arrivé — rangé par payeur, diminué de vos rétrocessions, augmenté de vos factures hors assurance maladie, et rassemblé une fois par an pour votre déclaration. La brique complémentaire, c’est le dossier patient et le secret médical : pourquoi nous ne les touchons pas, et ce que cela change pour vous.