Les honoraires qui s’évaporent, un acte à la fois
En santé libérale, on ne perd pas ses honoraires d’un coup — on les perd un acte à la fois. Une séance réalisée mais jamais cotée. Une majoration de déplacement oubliée. Un acte associé passé à la trappe. Pris isolément, chaque oubli semble mineur ; cumulés sur une année, ils représentent un manque à gagner réel — de l’argent laissé sur la table, faute d’un suivi rigoureux.
La cause tient au décalage entre le soin et sa cotation. On réalise l’acte, on note vaguement, et on cote plus tard, de mémoire ou à partir de notes incomplètes. Dans cet intervalle, des actes s’échappent. Et l’inverse existe aussi : une cotation erronée qu’il faudra corriger, avec la charge administrative que cela suppose.
Séances non cotées, majorations oubliées, déplacements non facturés : des pertes invisibles à l'unité, significatives sur douze mois.
L’acte réalisé est l’acte coté
La parade est de rattacher la cotation à la séance réellement effectuée, au moment où elle a lieu — pas plus tard, de mémoire. Quand le soin réalisé devient directement l’acte coté, plus rien ne s’échappe : ni la séance, ni la majoration, ni le déplacement.
Ce n’est pas la mémoire du praticien qui doit rattraper les actes en fin de semaine : c’est la séance, consignée quand elle a lieu, qui porte sa cotation. L’oubli disparaît parce que le décalage qui le produisait disparaît.
Coter juste : NGAP, CCAM et leurs règles
La cotation suit des nomenclatures précises — la NGAP pour les actes des auxiliaires médicaux, la CCAM pour les actes techniques — avec leurs lettres-clés, coefficients, majorations et règles de cumul. S’y retrouver de mémoire expose à l’erreur : sous-cotation qui vous fait perdre, ou cotation erronée à corriger. Un outil qui parle votre cotation vous aide à appliquer la bonne valeur à chaque acte, majorations et déplacements compris. Vous cotez juste plus facilement, ce qui protège vos honoraires comme votre conformité.
Relié au dossier patient, cohérent de bout en bout
L’acte coté découle du soin réellement réalisé, consigné dans le dossier du patient. Suivi de la prise en charge et cotation ne sont pas deux tâches séparées : la séance notée dans le dossier est celle qui est cotée et facturée.
Le soin réellement réalisé
NGAP/CCAM, majorations, déplacement
Coté → facturé → perçu, sans perte
Cela supprime les incohérences entre ce qui a été fait, noté et facturé — et la double saisie avec.
Suivre les honoraires réellement perçus
Entre l’acte réalisé et l’honoraire encaissé, il y a un délai et parfois plusieurs sources de règlement. Un suivi des honoraires montre ce qui a été coté, facturé et perçu, et ce qui reste à recouvrer. Vous ne pilotez plus à l’aveugle : chiffre d’affaires réel, actes en attente de règlement, honoraires dus qui ne se perdent plus faute de suivi.
En résumé
Les honoraires perdus en libéral sont un ruissellement invisible : un acte non coté par-ci, une majoration oubliée par-là. En rattachant la cotation à la séance réellement effectuée, en s’appuyant sur les nomenclatures NGAP/CCAM et sur le dossier patient, chaque acte est coté juste et aucun n’est oublié — jusqu’au suivi des honoraires perçus. C’est le prolongement naturel du dossier patient sécurisé : le même soin qui est documenté devient l’acte qui est justement facturé.