Un dossier de soins n’est pas un fichier de gestion
Le suivi d’un patient rassemble ce qu’il y a de plus sensible : l’identité, les antécédents, les prescriptions, ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Ces informations sont des données de santé à caractère personnel, et le droit les traite à part : le RGPD les classe parmi les données sensibles, et leur hébergement pour le compte d’un professionnel de santé obéit à des exigences propres.
Ce n’est pas une nuance de juriste. C’est ce qui sépare un outil de gestion ordinaire d’un logiciel de soins, et c’est ce qui fait qu’un tableur, une messagerie ou un service grand public n’ont jamais été des endroits acceptables pour un dossier de patient.
OrgaVision ne porte pas de certification d’hébergement de données de santé. Nous ne vous demandons donc aucune donnée de patient, et le serveur refuse d’en enregistrer. Une promesse que nous ne pouvons pas tenir ne figure pas sur cette page.
Ce que le secret médical impose à un logiciel
Le secret médical veut que les données de santé d’un patient ne soient accessibles qu’aux personnes habilitées à les connaître dans le cadre de sa prise en charge. Pour un logiciel, cela se traduit par un ensemble d’obligations : contrôler les accès, protéger les données au repos et en transit, et répondre de leur hébergement.
La façon la plus sûre de respecter cet ensemble, quand on ne porte pas la certification qui va avec, est de ne jamais détenir ces données. C’est le choix qu’OrgaVision a fait pour la santé libérale, et il est structurel : aucun écran ne demande un patient, et le serveur refuserait la donnée même si un écran la demandait.
Votre dossier de soins reste là où il est
Vous exercez déjà avec un logiciel agréé, qui tient vos dossiers, cote vos actes et télétransmet vos feuilles de soins. Ce logiciel reste le bon endroit pour tout cela, et OrgaVision ne cherche pas à le remplacer : il n’est pas agréé, ne lit pas la carte CPS et ne produit aucune feuille de soins électronique.
Identité, antécédents, prescriptions
Nomenclature, majorations, cumuls
Feuilles de soins, retours, rejets
Recettes par payeur, rétrocessions, charges
Ce qui vient chez nous, et qui ne nomme personne
Ce qu’OrgaVision tient, c’est l’argent de votre cabinet. Vos recettes se rangent par payeur — l’assurance maladie, les organismes complémentaires, vos patients pour ce qui reste à leur charge — en montants globaux. Le champ propose CPAM, mutuelle ou patients, au pluriel : il n’y a pas de place pour un nom, et ce n’est pas un oubli.
S’y ajoutent ce que vous reversez à vos remplaçantes, vos kilomètres, vos charges de cabinet, et un bilan de l’année qui rassemble le tout. Aucun de ces totaux ne contient de donnée de patient, ce qui vous permet de les transmettre à votre comptable sans précaution particulière.
En résumé
Le dossier patient et le secret médical vont ensemble, et ils vont avec un hébergement certifié que nous ne portons pas. Plutôt que de vous demander ces données et de les protéger moins bien que la loi l’exige, OrgaVision ne les reçoit pas : votre dossier de soins reste dans votre logiciel agréé, et nous prenons la suite là où l’argent arrive. La brique complémentaire, c’est le suivi de vos honoraires : savoir qui vous a payé quoi, sans qu’aucun patient ne soit nommé.