Tout ce qu'il faut savoir
Avant le 1ᵉʳ septembre 2026, votre expert-comptable attend de vous trois choses concrètes : que vous ayez choisi une plateforme agréée, que vos fiches clients professionnels portent leur numéro SIREN, et que le canal par lequel il récupère vos pièces soit clair — orgaVision lui ouvre un accès direct à votre dossier, gratuit et sans siège. Ce ne sont pas des sujets techniques réservés au cabinet — ce sont des décisions qui vous appartiennent, et que lui ne peut pas prendre à votre place.
1. Une plateforme agréée choisie
C’est le prérequis de tout le reste. Tant que vous n’avez pas de plateforme agréée, vous ne pouvez ni recevoir ni, à terme, émettre de factures électroniques — et votre comptable ne peut pas préparer la connexion de son côté. Beaucoup de cabinets recommandent une plateforme, ou travaillent déjà avec certaines. La bonne première question à lui poser : « as-tu une préférence, ou une plateforme avec laquelle tu es déjà outillé ? »
Si vous utilisez un logiciel de gestion, vérifiez d’abord s’il embarque déjà une plateforme agréée. Cela évite d’empiler deux abonnements et deux points de connexion.
2. Des fiches clients complètes
C’est le chantier le plus long, et le plus sous-estimé. Une facture électronique s’adresse à un destinataire identifié par son numéro SIREN. Toutes vos fiches clients professionnels devront donc porter ce numéro. Si votre base clients a été constituée au fil des années, une partie n’a probablement que le nom et l’adresse.
Ce nettoyage prend du temps, et personne ne peut le faire à votre place : c’est vous qui connaissez vos clients. Le faire maintenant, tranquillement, vaut mieux que de le découvrir dans l’urgence de septembre.
3. Un canal clair pour vos pièces
Aujourd’hui, beaucoup d’échanges avec le cabinet se font par courriel, par clé USB ou via un espace de dépôt. Avec la facturation électronique, une partie de vos factures — celles que vous recevez de vos fournisseurs — arrivera par la plateforme. Votre comptable a besoin de savoir où il retrouvera ces pièces, et comment il pourra les rapprocher de votre comptabilité.
Un logiciel de gestion qui centralise factures émises, factures reçues et export comptable (le fameux FEC, fichier des écritures comptables) simplifie beaucoup cette conversation : votre comptable accède à tout au même endroit, sans ressaisie.
Ce que votre comptable ne peut pas faire à votre place
Il peut vous conseiller, préparer sa connexion, retraiter vos écritures. Il ne peut pas choisir votre plateforme, compléter vos fiches clients, ni décider de votre outil de facturation. Ces trois décisions sont les vôtres — et ce sont exactement celles qui bloquent tout le reste si elles traînent.
Une conversation à avoir maintenant
Le meilleur moment pour parler de tout cela avec votre cabinet, c’est avant la rentrée, pas pendant. Trois questions suffisent à lancer l’échange : as-tu une plateforme à recommander ? Comment veux-tu récupérer mes factures reçues ? Qu’est-ce que tu attends de moi d’ici septembre ?
Faites le point sur votre situation
Avant d’appeler votre comptable, clarifiez ce qui vous concerne, vous : la date d’émission dépend de votre taille, l’obligation de réception s’applique à tous. Notre test vous donne votre réponse et la checklist à partager avec votre cabinet.
→ Suis-je concerné par le 1ᵉʳ septembre 2026 ?
Sources : fiches officielles de la direction générale des Finances publiques (impots.gouv.fr), version de juin 2026. Cet article ne remplace pas l’analyse de votre expert-comptable.
Questions fréquentes
Mon comptable va-t-il choisir la plateforme à ma place ?
Pourquoi mes fiches clients doivent-elles être à jour ?
Que ne peut-il pas faire à ma place ?
Quand faut-il lui en parler ?
Mon comptable peut-il consulter mes documents directement ?
Que dois-je continuer à lui envoyer ?
Faut-il que mon comptable utilise la même plateforme agréée que moi ?
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À propos de l'auteur
Dimitri Jacquin
Ingénieur Arts & Métiers, docteur en génie des matériaux, fondateur d'OrgaVision