Une obligation légale que tout le monde vit comme une punition
L’inventaire annuel n’est pas optionnel : le code de commerce l’impose. Mais dans beaucoup de commerces, il est vécu comme une corvée qu’on repousse jusqu’au dernier moment. On ferme un dimanche, on compte les rayons sur des feuilles volantes, on ressaisit le soir sur Excel, on cherche les prix d’achat un par un pour valoriser, et on finit par « arrondir » ce qu’on n’a pas le courage de reconstituer. Résultat : un week-end perdu et une valorisation approximative — alors que ce chiffre impacte directement le résultat imposable.
Le stock compté sert de base aux comptes annuels : sa variation modifie le résultat fiscal. Un inventaire approximatif fausse directement l'impôt, dans un sens comme dans l'autre.
Compter sans tout ressaisir
La perte de temps vient de la double saisie : compter sur papier, puis retaper. OrgaVision supprime cette étape en guidant le comptage directement dans l’outil, à partir de votre catalogue. Vous parcourez les rayons, vous saisissez les quantités réelles, et la valorisation se fait au fur et à mesure — sans reconstituer les prix d’achat un par un, puisqu’ils sont déjà dans le catalogue.
Autre gain décisif : la distinction entre l’inventaire fiscal (complet, obligatoire, couvrant tous vos catalogues) et l’inventaire tournant (partiel, en cours d’année, sur le périmètre que vous choisissez). Le fiscal fait foi pour les comptes ; le tournant maintient la précision au quotidien sans tout arrêter.
L’inventaire fiscal doit porter sur l’ensemble du stock — tous catalogues confondus — parce que c’est le chiffre qui entre dans vos comptes. L’inventaire tournant, lui, vous laisse recompter une famille de produits à la fois, pour garder un stock juste sans mobiliser tout le magasin.
Valoriser correctement : CUMP ou PEPS, appliqué sans calcul
Compter, c’est la moitié du travail ; valoriser, c’est l’autre moitié — et c’est là que les erreurs coûtent. Deux méthodes sont admises fiscalement :
| Méthode | Principe | Quand la préférer |
|---|---|---|
| CUMP | Coût unitaire moyen pondéré, recalculé à chaque entrée | La plus répandue, simple à tenir |
| PEPS | Premier entré, premier sorti | Activités où la rotation suit l’ordre d’arrivée |
Une règle prime : la permanence des méthodes. Une fois choisie, la méthode doit rester la même d’un exercice à l’autre. OrgaVision applique la méthode retenue par votre entreprise et valorise le stock automatiquement, sans que vous ayez à dérouler le calcul à la main.
La valeur de réalisation et la provision pour dépréciation
Le stock est valorisé à son coût d’achat — sauf s’il vaut désormais moins. Un article démodé, abîmé ou dont le prix de marché a chuté a une valeur de réalisation probable inférieure à son coût. La différence doit être constatée par une provision pour dépréciation (compte 39), sans attendre la vente effective. C’est ce qui donne une image fidèle du stock au bilan, plutôt qu’une valeur gonflée par des invendus qui ne partiront jamais au prix affiché.
Ce que le stock a coûté
Ce que vous pouvez raisonnablement en tirer aujourd'hui
Constate la perte de valeur sans attendre la vente
Indiquer une valeur de réalisation sur les produits concernés permet à OrgaVision de calculer la provision correspondante — un raffinement que presque personne ne fait au tableur, et qui rend l’inventaire réellement fidèle.
Un PDF prêt pour le comptable, archivé pour la loi
À la fin, vous n’avez pas un tableur à nettoyer mais un document d’inventaire valorisé, ventilé par catalogue, avec les quantités comptées, la méthode appliquée, la valeur du stock et la provision éventuelle. Ce PDF part directement au comptable, qui dispose d’une base claire pour la variation de stock et la clôture. Et chaque inventaire annuel reste archivé — exactement la trace que la loi attend de vous.
En résumé
L’inventaire fiscal n’a pas à être un week-end sacrifié suivi d’une valorisation « au jugé ». Un comptage guidé à partir du catalogue, une valorisation CUMP ou PEPS appliquée automatiquement, une provision pour dépréciation quand le stock a perdu de sa valeur, et un PDF prêt pour le comptable : l’obligation légale devient une soirée et, au passage, un vrai outil de pilotage. Ce spoke complète la gestion du catalogue et des étiquettes en amont et la boutique en ligne en aval — trois faces d’un même stock, tenu une seule fois.